Les animaux n'ont pas remplacé les bébés : ils révèlent une transformation des priorités
L’idée selon laquelle les animaux de compagnie auraient remplacé les enfants dans les foyers modernes est largement répandue, mais elle repose sur un raccourci. Une étude scientifique récente menée par Laura Gillet et Enikő Kubinyi, publiée dans la revue European Psychologist , apporte un éclairage plus nuancé sur le sujet.
Les chercheurs démontrent que si le lien affectif entre un humain et son animal peut être très fort, avec des comportements de soin, de protection et d’attachement proches de ceux observés dans certaines relations parentales, il ne constitue pas une substitution directe à la parentalité. L’animal répond avant tout à un besoin fondamental de lien, de responsabilité et de présence émotionnelle. L’étude souligne également que les choix liés à la parentalité sont principalement influencés par des facteurs économiques, sociaux et personnels.
La présence d’un animal s’inscrit souvent dans une trajectoire de vie spécifique et peut évoluer dans le temps, sans empêcher ni remplacer un projet familial. En conclusion, l’animal de compagnie n’est pas un « bébé de remplacement », mais un révélateur des nouvelles formes d’attachement et des modèles familiaux contemporains de plus en plus diversifiés.